Parcours artistique de Mathieu Collette

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Mathieu Collette entreprend désormais d’appliquer les fruits de ses recherches passées à finalement fabriquer les objets de son cru, inspirés des traditions classiques de taillanderie et de forge d’arme, mais empreint de la touche esthétique, artistique qui lui est propre.

Ce n’est que tout récemment que Mathieu Collette apprend qu’il est descendant direct dans la lignée des Robichon, forgerons aux célèbres Forges du St-Maurice en Nouvelle-France, originaires de Bourgogne.

À l’origine se trouve plutôt l’occasion de visiter une passion d’enfance pour la coutellerie et les arts du feu, lors d’un bref séjour en France, qui le pousse à s’engager en apprentissage.

Par le biais de l’Office Franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), il passe quatre années auprès d’un ferronier d’art à Agen, dans le sud-ouest français, grâce à un programme de formation des artisans qui caractérise l’importance accordée par les Français à leurs métiers. Des cours théoriques de ferronnerie et de serrurerie sont entremêlés dans un horaire passé surtout à l’enclume à travailler pour son maître.

Entre-temps, par intérêt et curiosité, il prend l’initiative de visiter régulièrement Henri Sabatier, un forgeron-coutelier et André Maltaverne, un MOF (Meilleurs Ouvriers de France), doyen de la forge mécanique chez qui il apprend la finesse du travail et les subtilités de la performance des aciers selon leur fonction.

Mathieu complète son apprentissage avec une «Mention exemplaire» et le «Premier prix» de la formation aux métiers d’art de la SEMA (maintenant INNA). À son retour au Québec, en 1997, il reçoit également des mains de la député de Chambly, Mme Louise Beaudoin, un « Certificat des meilleures retombées durables » pour son apprentissage en France dans le cadre des activités de l’OFQJ.

Mathieu entreprend alors de développer un éventail de compétences à couper le souffle: les designers et les architectes les plus excentriques finissent par s’en remettre au seul ferronier capable de réaliser leurs créations. Il gagne le prix François-Houdé (1998) pour sa table en damassé Ève, programme conjoint de la Ville de Montréal et du Conseil des Métiers d’art du Québec et dirige la restauration de travaux de forge anciens comme les grilles de la Basilique Notre-Dame dans le Vieux-Montréal.

Préoccupé par la menace de disparition du métier et des traditions de forge, Mathieu s’investit à fonder et promouvoir un organisme à but non lucratif visant à préserver les grandes traditions de forge: Les Forges de Montréal.

Aujourd’hui sa passion pour les aciers nobles et damassés brûle d’autant plus que les quinze dernières années dévouées à l’exploration des médiums et la recherche esthétique commence à porter fruit. Sa carrière entre dans un nouveau chapitre et Mathieu entreprend désormais d’appliquer les fruits de ses recherches passées à finalement fabriquer les objets de son cru, inspirés des traditions classiques de taillanderie et de forge d’arme, mais empreint de la touche esthétique, artistique qui lui est propre.